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Glossaire

  • Actualisation

    Calcul visant à déterminer la valeur économique présente (ou valeur actualisée) d’une série de paiements à percevoir ultérieurement.

  • Actualisation dégressive

    Calcul visant à déterminer la valeur économique présente (ou valeur actualisée) d’une série de paiements à percevoir ultérieurement en utilisant un taux d’actualisation qui diminue au fur et à mesure que les paiements sont tardifs.

  • Actualisation sociale

    Calcul tenant compte de l’ensemble des préférences individuelles de la société, y compris les citoyens-consommateurs et les producteurs, et visant à déterminer la valeur économique présente (ou valeur actualisée) d’un paiement ou d’une série de paiements à percevoir ultérieurement.

  • Aléa moral

    [E]ffet pervers qui peut apparaître dans certaines situations de risque, dans une relation entre deux agents ou deux parties contractantes : c’est plus précisément la perspective qu’un agent, isolé d’un risque, se comporte différemment que s’il était totalement lui-même exposé à ce risque.

    Source : Article Aléa moral de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Aléa_moral

  • Analyse avantages-coûts

    Méthode pour définir et exprimer en valeur monétaire tous les effets engendrés par des politiques ou projets gouvernementaux.

  • Approches réglementaires

    Instruments de politiques économiques fondés sur la réglementation, au sens large, c’est-à-dire à un ensemble d’indications, de lois, de prescriptions, de règles et règlements, et autres textes juridiques régissant une activité sociale.

  • Arbitrage

    Dans la théorie microéconomique, on dit qu’un agent est en situation d’arbitrage lorsqu’il doit faire un choix — par exemple entre plusieurs projets d’investissement ou entre plusieurs paniers de biens — pour maximiser son profit ou son utilité.

    Source : Article Arbitrage (économie) de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbitrage_(économie)

  • Assurance sociale

    [F]orme d’assurance entre individus, imposée par l’État, pour les protéger par mutualisation des risques contre des coûts financiers liés à la maladie, la vieillesse, etc.

    Source : Article Assurance sociale de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Assurance_sociale

  • Asymétrie d’information

    Situation dans laquelle tous les participants à un marché ne disposent pas de la même information. C’est une imperfection du marché qui peut aboutir à une sélection adverse ou à un aléa moral.

  • Biens et services marchands

    Biens et services échangés sur un marché formel ou informel, ce qui permet d’observer leur prix. Ce sont en général des biens privés.

  • Biens et services non marchands

    Biens et services non échangés sur un marché, donc sans prix, mais dont on peut tenter d’évaluer la valeur. Par exemple, l’air que l’on respire ou l’eau des océans. Ce sont en général des biens publics ou des ressources communes.

  • Biens privés

    Biens excluables et rivaux.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Biens publics

    Biens qui ne sont ni excluables ni rivaux.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Calculs d’équivalence

    Calculs qui visent par l’actualisation ou la capitalisation à déterminer les valeurs économiques de séries de flux monétaires, afin de les comparer les unes aux autres.

  • Capitalisation

    Calcul visant à déterminer la valeur économique future d’une série de paiements.

  • Coefficient de Gini

    Mesure du degré d’inégalité de revenu dans un pays.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Consentement à payer (CAP)

    Valeur maximale du prix d’un bien ou d’un service qu’un consommateur potentiel accepte de payer.

  • Consentement à recevoir (CAR)

    Montant qu’un individu est prêt à recevoir pour se départir d’un bien ou d’un service.

  • Courbe de Kuznets

    Relation entre le niveau de richesse d’un pays (mesuré en PIB/hab.) et son niveau d’inégalité. Elle s’inspire des travaux de Simon Kuznets parus en 1955 sur le développement économique des années 1950.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Courbe de Lorenz

    Relation entre le pourcentage cumulé de ménages et le pourcentage cumulé de revenus.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Courbe en U des taux marginaux

    Courbe qui représente les taux marginaux de prélèvements en fonction des revenus des ménages. Elle est en U, car les revenus les plus faibles et les plus élevés ont des taux marginaux de prélèvements plus faibles que les revenus intermédiaires.

  • Coût d’opportunité

    Ce à quoi il faut renoncer pour obtenir quelque chose.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Coûts marginaux d’abattement

    Coûts de réduction d’une unité additionnelle (dite unité marginale) d’émissions polluantes.

  • Demande

    Relation entre le prix d’un bien et la quantité demandée de ce bien. La demande est illustrée graphiquement par la courbe de demande.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Échelle d’équivalence

    [N]ombres représentatifs des suppléments de revenu nécessaires pour la préservation du niveau de vie, obtenus en fonction des caractéristiques des individus qui composent le ménage.

    Source : Julie Alice Morasse (2005),Inventaire des indicateurs de pauvreté́ et d’exclusion sociale,Québec, Canada :ISQ et MESS, p. 9.

    Le rajustement pour les différentes tailles de ménage tient compte du fait que les besoins au niveau du ménage augmentent, mais à un rythme moins rapide que l’augmentation du nombre de membres du ménage.

  • Écoconception

    Intégration systématique des aspects environnementaux dès la conception et le développement de produits (biens et services, systèmes) avec pour objectif la réduction des impacts environnementaux négatifs tout au long de leur cycle de vie à service rendu équivalent ou supérieur.

    Source : Norme NF X30-264 : Management environnemental – Aide à la mise en place d’une démarche d’éco-conception, 2013, AFNOR.

  • Écoétiquetage

    Toute étiquette destinée à distinguer aux yeux des consommateurs un produit des produits similaires en raison de ses attributs environnementaux.

  • Éco-innovation

    Toute innovation qui débouche sur des progrès visant à réduire les effets des modes de production sur l’environnement et une utilisation plus efficace et plus responsable des ressources naturelles.

  • Effet de richesse

    Dans le cadre de l’actualisation sociale, l’effet de richesse indique qu’un dollar supplémentaire demain procurera moins de bien-être que ce même dollar aujourd’hui, si l’on suppose que la croissance de la consommation sera positive et que son utilité marginale décroît.

  • Élasticité de l’offre de travail

    Mesure le pourcentage de variation de la quantité de travail offerte par les individus quand la rémunération du travail varie de 1 %.

    Source : T. Piketty (2015), L’économie des inégalités,Paris, France : Éditions La Découverte.

  • Élasticité de la pauvreté à la croissance

    Mesure le pourcentage de variation du taux de pauvreté absolu quand le revenu par habitant varie de 1 %.

  • Élasticité de substitution capital-travail

    Mesure le pourcentage de variation de la quantité de capital que les entreprises utilisent relativement à celle du travail quand le prix du capital varie de 1 % par rapport à celui du travail.

    Source : T. Piketty (2015), L’économie des inégalités,Paris, France : Éditions La Découverte.

  • Empirique

    Étude des faits économiques basée sur l’analyse des données observées. En général, ces données sont analysées avec les outils de la statistique ou, plus souvent, avec ceux de l’économétrie.

    L’approche empirique se distingue de l’approche théorique. L’approche théorique consiste le plus souvent en économie en de la modélisation.

    Les approches théorique et empirique sont complémentaires. L’approche empirique permet, en effet, soit de mettre en évidence des phénomènes économiques qui devront être expliqués par la théorie, soit de valider les résultats des modèles économiques en les comparant avec les faits observés.

  • Équilibre de Nash

    En théorie des jeux, un équilibre de Nash est une situation où :

    1. Chaque joueur prévoit correctement le choix des autres;
    2. Chaque joueur maximise son gain, compte tenu de cette prévision.

    L’équilibre de Nash est donc tel qu’aucun joueur ne regrette son choix (il n’aurait pas pu faire mieux) au vu du choix des autres, les choix étant, comme toujours en théorie des jeux, simultanés.

    Source : Article Équilibre de Nash de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quilibre_de_Nash

  • Équilibre du marché

    Niveau de prix d’un bien auquel la quantité demandée est égale à la quantité offerte de ce bien.

  • Équivalence économique

    Dans le cadre de l’actualisation, l’équivalence économique existe quand deux séries de flux monétaires ont la même valeur économique.

  • Excluabilité

    Propriété d’un bien ou d’un service reflétant la possibilité d’en restreindre l’accès. On dit qu’un bien est non excluable lorsqu’il est difficile ou coûteux d’exclure des agents de la consommation de ce bien.

    Les biens privés sont des biens excluables. Les biens publics et les ressources communes sont des biens non excluables.

  • Exclusion sociale

    Relégation ou marginalisation sociale d’individus. Les gens qui sont socialement exclus sont plus vulnérables économiquement et socialement; par conséquent, ils ont tendance à avoir des expériences amoindries dans la vie.

  • Externalité

    Effets sans contrepartie des actions d’un individu sur le bien-être d’un tiers à l’échange.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Formule de Ramsey

    Formule qui détermine le taux d’actualisation sociale obtenu à partir du modèle de Ramsey, qui est un modèle économique néoclassique de croissance développé par Franck Ramsey (1928).

  • Greenwashing

    [P]rocédé de marketing ou de relation publique [aussi nommé écoblanchiment] utilisé par une organisation (entreprise, administration publique nationale ou territoriale, etc.) dans le but de se donner une image écologique responsable. La plupart du temps, l’argent est davantage investi en publicité que pour de réelles actions en faveur de l’environnement et du développement durable.

    Source : Article Écoblanchiment de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89coblanchiment

  • Hypothèse de Porter

    Selon l’hypothèse de Porter, une réglementation environnementale stricte, mais bien pensée, peut engendrer non seulement des bénéfices sociaux par réduction des dommages environnementaux, mais également des bénéfices privés pour les entreprises qui y sont soumises, ces bénéfices dépassant souvent les coûts supportés par les pollueurs pour se conformer à la réglementation, augmentant ainsi leurs profits. L’idée sous-jacente est que l’introduction d’une réglementation stricte et flexible pousse les entreprises à remettre en question leur mode de production, par un effet d’innovation. Le processus aboutirait très souvent non seulement à la réduction de la pollution, mais également à des gains de productivité profitables.

    Source : Article Hypothèse de Porter de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_de_Porter

  • Impôt négatif

    À l’opposé de l’impôt, un impôt négatif est un transfert des autorités publiques à une organisation ou un individu. Les subventions et les allocations sont des exemples d’impôts négatifs.

  • Indicateur de pauvreté en conditions de vie

    Établit un score du cumul des difficultés en condition de vie : confort, logement, endettement, équipement…

    Source : S. d’Agostino et N. Duvert (2009), La pauvreté,Paris, France : Bréal.

  • Indicateur de pauvreté humaine (IPH)

    [I]ndice permettant de caractériser le niveau de pauvreté d’un pays. Il a été créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cet indice varie entre 0 et 100, en fonction de 5 critères notés de 0 à 20.

    La pauvreté est essentiellement estimée par le nombre de personnes vivant avec un revenu en dessous d’un niveau dit « de pauvreté » […]

    Le PNUD utilise également des indicateurs indirects, qui mesurent l’impact de la pauvreté sur la population, et qui servent à calculer des indicateurs composites de pauvreté des revenus et des humains IPH-1 et IPH-2 (indice de pauvreté humaine), ou HPI-1 et HPI-2 (human poverty index) :

    L’IPH-1, plutôt adapté au classement des pays pauvres ainsi que des pays en développement, est calculé à partir des indicateurs suivants :

    • indicateur de longévité (P1) qui varie à l’inverse de l’espérance de vie;
    • indicateur d’instruction (P2);
    • indicateur de conditions de vie (P3).

    L’IPH-2, plutôt adapté au classement des pays riches (il est utilisé pour la plupart des pays de l’OCDE), calculé à partir des indicateurs suivants :

    • indicateur de longévité (P1);
    • indicateur d’instruction (P2);
    • indicateur de conditions de vie (P3);
    • indicateur d’exclusion (P4).

    Les IPH n’ont pas d’unité de mesure mais sont exprimés en pourcentage, non de la population mais simplement résultant des formules utilisées ci-dessous […] : plus un IPH est élevé, plus un pays est « pauvre ».

    Source : Article Indicateur de pauvreté de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Indicateur_de_pauvret%C3%A9

  • Information imparfaite

    L’information est dite imparfaite lorsque les agents de l’économie (entreprises, consommateurs, etc.) ont accès à une information partielle ou coûteuse au cours de leur prise de décision. Cette définition générale peut toutefois recevoir deux interprétations différentes.

    L’information imparfaite peut tout d’abord être analysée dans le cadre d’une asymétrie d’information entre plusieurs individus. Il s’agit alors de décrire les relations entre deux agents ou deux groupes d’agents aux intérêts divergents, qui se distinguent essentiellement par l’ensemble informationnel à partir duquel ils prennent leurs décisions […]

    L’information imparfaite peut aussi être analysée dans un second cadre, […] de l’incapacité des individus à recenser tous les événements et actions, voire même [sic] à les envisager. On parle alors d’incomplétude de l’information : il ne s’agit plus d’une différence d’appréciation de l’information qui favorise certains individus par rapport aux autres, mais d’une incertitude globale qui affecte les individus dans leur ensemble, de manière égale pour tous […]

    Source : J. Krafft (1999), Information imparfaite, dans Robert Le Duff, Encyclopédie de gestion (p. 485-488), Paris, France : Dalloz.

  • Innovation selon Schumpeter

    Joseph Schumpeter explique dans Le cycle des affaires, publié en 1939, les cycles économiques par l’innovation et en particulier par les « grappes d’innovation ».

    Selon lui, le progrès technique est au cœur de l’économie et les innovations apparaissent en grappes ou essaims : après une innovation majeure, souvent une innovation de rupture due à un progrès technique, voire scientifique (par exemple : la vapeur, les circuits intégrés, l’informatique, l’internet [sic], les nanotechnologies) d’autres innovations sont portées par ces découvertes.

    On constate alors des cycles industriels où, après une innovation majeure, l’économie entre dans une phase de croissance (créatrice d’emplois), suivie d’une phase de dépression, où les innovations chassent les entreprises « dépassées » et provoquent une destruction d’emplois.

    Schumpeter retient pour exemple les transformations du textile et l’introduction de la machine à vapeur pour expliquer le développement des années 1798 à 1815 ou le chemin de fer et la métallurgie pour l’expansion de la période entre 1848 et 1873.

    […]

    En conséquence, la croissance est un processus permanent de création, de destruction et de restructuration des activités économiques. La « destruction créatrice » est donc la caractéristique du système capitaliste qui résulte du caractère discontinu des innovations.

    Source : Article Joseph Schumpeter de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter

  • Instruments basés sur les marches (IBM)

    Instruments de politique économique qui utilisent le système des prix et les forces du marché́ pour atteindre un objectif donné. Les IBM ont un effet sur l’estimation des coûts et des avantages des différentes possibilités d’action qui s’ouvrent aux agents économiques. L’utilisation des IBM dans un objectif de protection de l’environnement et de développement durable consiste donc à accroître les coûts des activités ayant des incidences négatives sur l’environnement, ou à réduire les coûts des activités bénéfiques à l’environnement. Les prises de décisions des individus et des entreprises sont ainsi axées sur des objectifs environnementaux par l’entremise des prix des activités. Les IBM comprennent notamment les taxes et redevances environnementales, les subventions et les marchés des droits à polluer (système de plafonnement et d’échange).

  • Ligne (ou seuil) de faible revenu (LFR)

    Valeur de revenu en deçà de laquelle une personne est considérée comme étant à faible revenu. Une LFR peut également être qualifiée de seuil.

    Source : Division de la statistique du revenu (2016),Les lignes de faible revenu : leur signification et leur calcul, Statistique Canada.

  • Mesures de faible revenu (MFR)

    [R]eposent sur la notion que toutes les personnes d’un ménage sont à faible revenu si le revenu ajusté de leur ménage est inférieur à la moitié du revenu médian ajusté. Le revenu du ménage est ajusté au moyen d’une échelle d’équivalence pour tenir compte des économies d’échelle. Le rajustement pour les différentes tailles de ménage tient compte du fait que les besoins au niveau du ménage augmentent, mais à un rythme moins rapide que l’augmentation du nombre de membres du ménage. Le facteur de rajustement, ou échelle d’équivalence, est la racine carrée du nombre de personnes dans le ménage.

    Source : Division de la statistique du revenu (2016),Les lignes de faible revenu : leur signification et leur calcul, Statistique Canada.

  • Mesure du panier de consommation (MPC)

    [E]nsemble de seuils basés sur le coût d’un panier de biens et de services correspondant à un niveau de vie de base. Le seuil de référence est le coût estimatif de la nourriture, de l’habillement, des chaussures, du transport, du logement et des autres dépenses, selon une qualité et une quantité déterminées, pour une famille de référence de deux adultes et deux enfants […]

    Source : Division de la statistique du revenu (2016),Les lignes de faible revenu : leur signification et leur calcul, Statistique Canada.

  • Méthode des coûts d’évitement

    Méthode permettant d’estimer les coûts des mesures qui peuvent être envisagées pour éviter tout ou partie des dommages, et qui peut être illustrée par les surcoûts visant à réduire les effets des nuisances : c’est, par exemple, le coût de l’installation de pots catalytiques ou des filtres à particules sur toutes les voitures neuves dans le cas de la pollution atmosphérique.

    Par l’observation de certains marchés de substitution, on cherchera donc une évaluation monétaire indirecte de ce CAP. Si les individus engagent des dépenses pour se protéger de la pollution, et de ses effets sur leur santé, ou pour obtenir une amélioration de leur environnement, on peut estimer qu’ils expriment ainsi un CAP, soit directement — en se prémunissant —, soit indirectement — en achetant des biens moins polluants mais à un prix supérieur.

  • Méthode des coûts de transport

    Aussi nommée méthode des coûts de déplacement, la méthode des coûts de transport est utilisée pour déterminer la valeur d’usage récréatif de sites naturels, en particulier le surplus de valeur apporté par la biodiversité : rivière dans laquelle la pêche est pratiquée, chemin de randonnée, parc naturel pour l’observation de la faune et la flore… C’est une méthode importante d’évaluation de la demande d’infrastructures de loisirs.

    Elle est essentiellement utilisée pour évaluer des parcs et des espèces susceptibles de provoquer un comportement de déplacement. Ainsi, les applications les plus indiquées à ce jour sont les parcs nationaux, les sites récréatifs et les réserves naturelles.

    L’idée à l’origine de cette méthode est que pour bénéficier des aménités récréatives que procure un site naturel, le visiteur doit se déplacer jusqu’à ce site et subir des coûts de transport. Ces coûts constituent des prix implicites et permettent d’estimer la valeur d’usage récréatif du site.

  • Méthode d’évaluation contingente

    Méthode qui propose l’élaboration d’un marché́ contingent (hypothétique) à partir duquel il est possible de mesurer des prix pour certains biens ou services non marchands. Elle consiste en une interrogation des consommateurs sur leur consentement à payer pour bénéficier de l’utilisation d’un service ou d’un bien ou pour ne pas supporter un coût.

    La méthode d’évaluation contingente repose sur la réalisation d’enquêtes. Elle consiste à proposer aux personnes interrogées un scénario fictif pour les amener à déclarer la somme maximale qu’elles seraient prêtes à verser pour cette amélioration de l’environnement.

  • Méthodes des préférences déclarées

    Méthodes permettant l’évaluation de la valeur d’un bien environnemental en utilisant un marché substitut fictif, afin de pallier l’absence d’un marché réel sur lequel serait fixé le prix du bien environnemental.

  • Méthodes des préférences révélées

    Méthodes permettant l’évaluation de la valeur d’un bien environnemental (ou de l’une de ses fonctions) en utilisant un marché substitut existant. Il en existe quelques-unes : la méthode des prix hédonistes, la méthode des coûts de transport et la méthode des coûts d’évitement.

  • Méthodes des prix hédonistes

    Méthodes consistant à se pencher directement sur un marché existant et à trouver, parmi les différents facteurs pouvant jouer sur le prix du bien ou service considéré, l’influence du bien ou service non marchand que l’on veut évaluer. Elles visent alors à « décomposer » le prix de certains biens marchands sur ce marché existant, prix qui intègre des éléments reflétant la valeur associée par les individus à un (ou plusieurs) service rendu par l’actif naturel. La détermination de cette composante du prix permet de reconstituer le consentement à payer du consommateur.

  • Offre

    Relation entre le prix d’un bien et la quantité offerte de ce bien. L’offre est illustrée graphiquement par la courbe d’offre.

    Source : G. N. Mankiw et M. P. Taylor (2015), Principes de l’économie (4e éd.),Paris, France : De Boeck Supérieur.

  • Pauvreté absolue

    Est déterminée par un niveau de revenu en dessous duquel les besoins fondamentaux de l’individu ne sont pas satisfaits : nourriture, logement, habillement…

  • Pauvreté relative

    Se mesure comme une inégalité importante entre les individus d’une même société qui ont une consommation considérée comme « normale ». L’incapacité pour une partie des individus de pouvoir consommer « normalement » détermine leur pauvreté.

  • Pauvreté selon Amartya Sen

    Selon la théorie de la capabilité d’Amartya Sen, la capabilité d’une personne est sa capacité réelle de choisir et de réaliser des « fonctionnements », une vie étant une suite de fonctionnements, c’est-à-dire de réalisations. Une même quantité de biens distribuée entre deux individus peut ainsi mener à des inégalités de réalisations venant d’une inégalité de capacité de conversion.

    La pauvreté est définie comme une fonction de ce qu’une personne peut réaliser avec les ressources dont elle dispose, compte tenu de son contexte propre.

  • Pauvreté subjective

    Pauvreté ressentie par les individus.

  • Pouvoir de marché

    [F]ait pour une entreprise en situation de monopole ou d’oligopole sur un marché d’imposer son prix aux consommateurs pour s’attribuer un surprofit (ou rente du monopoleur). Les consommateurs sont perdants car ils réduisent leur consommation et leur surplus du fait d’un prix plus élevé.

    Source : Article Pouvoir de marché de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Pouvoir_de_marché

  • Préférences des consommateurs

    Classement, par les consommateurs, des différents paniers, du point de vue de la satisfaction qu’ils lui procurent.

    Une manière commode de représenter ces préférences est donnée par la fonction d’utilité. Cette fonction attribue une valeur numérique à chaque panier de biens de manière à refléter l’ordre — le classement — qu’établit le consommateur entre ces paniers.

  • Préférence pour le présent

    Indique que les agents préfèrent dépenser aujourd’hui plutôt que demain parce que l’avenir est risqué. La préférence pour le présent varie d’une personne à l’autre.

  • Progressivité de l’impôt sur le revenu

    Impôt dont le taux s’accroît en fonction de la valeur de l’élément taxé, appelé « base d’imposition » ou « assiette ». En d’autres termes, plus la valeur de l’élément qui est assujetti à l’impôt est importante, plus le taux appliqué à cette valeur pour calculer l’impôt va être important. Par exemple, un revenu annuel de 20 000 € est taxé à 10 % et un revenu annuel de 30 000 € à 15 %.

  • Reconditionnement (ou remise à neuf)

    [R]éutilisation du produit ou de ses composants principaux (les plus robustes, ou les plus chers ou difficiles à produire), lorsqu’il est possible de ne changer que les parties usées et les parties consommables pour en refaire un produit prêt à la revente : cartouches d’encre pour imprimantes et consommables d’impression, moteurs et pièces détachées d’automobiles refaits à neuf…

    Source : Article Trois R de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_R

  • Recyclage

    [C]oncerne les matériaux dont sont constitués les produits en fin de vie. Il consiste essentiellement à récupérer ces matériaux pour s’en servir comme matières premières pour de nouveaux produits. Cette étape est essentielle dans le concept d’économie circulaire, dans lequel le déchet n’est plus déchet mais matière première réintroduite dans le cycle de production.

    Source : Article Trois R de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_R

  • Responsabilité élargie des producteurs (REP)

    Approche qui vise à transférer la responsabilité de la gestion des matières résiduelles engendrées par la consommation de divers produits aux entreprises qui sont à l’origine de leur mise en marché sur un territoire donné.

  • Ressources communes

    Biens ou services non excluables dont l’usage est rival.

  • Réutilisation

    [C]onsiste à conserver la plus grande partie du produit en fin de vie et à le remettre en état d’être utilisé.

    Source : Article Trois R de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_R

  • Rivalité

    [P]ropriété d’un bien dont la consommation par un agent diminue la quantité de bien disponible pour les autres agents. À l’inverse, la non-rivalité désigne le fait que la consommation d’un bien par un agent n’a pas d’effet sur la quantité disponible de ce bien pour les autres individus.

    Source : Article Rivalité (économie) de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Rivalit%C3%A9_(%C3%A9conomie)

  • Sélection adverse (ou antisélection)

    Phénomène causé par l’asymétrie d’information généralement entre un acheteur moins bien informé qu’un vendeur sur les qualités d’un bien ou d’un service négocié et qui conduit de ce fait l’acheteur à surpayer ce bien ou ce service.

  • Seuil de faible revenu (SFR)

    [S]euil de revenu […] en dessous duquel les familles économiques ou les personnes hors famille économique sont susceptibles de consacrer une plus grande part de leur revenu que la moyenne à l’alimentation, au logement et à l’habillement. Plus précisément, ces seuils représentent les niveaux de revenu auxquels on s’attend à ce que ces familles ou personnes dépensent 20 points de pourcentage de plus de leur revenu que la moyenne pour l’alimentation, le logement et l’habillement […]

    Source : Division de la statistique du revenu (2016),Les lignes de faible revenu : leur signification et leur calcul, Statistique Canada.

  • Signal

    [I]nformation donnée par un émetteur qui aide le récepteur à prendre une décision. Il est donc nécessaire dans des jeux de principal-agent afin que l’agent se signale et que le principal interprète ce signal. La question de la crédibilité du signal est […] importante…

    Source : Article Signal (économie) de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Signal_(économie)

  • Taux d’actualisation

    Taux qui permet de rendre comparable un revenu ou une dépense futurs à un revenu ou à une dépense immédiats.

  • Théorie des jeux

    Étude de situations (appelées « jeux ») où des individus (les « joueurs ») prennent des décisions, chacun étant conscient que le résultat de son propre choix (ses « gains ») dépend de celui des autres. C’est pourquoi on dit parfois de la théorie des jeux qu’elle est une « théorie de la décision en interaction ». Les décisions ayant pour but un gain maximum – elles relèvent d’un comportement rationnel —, elles peuvent se prêter au traitement mathématique — calcul d’extremums, approche probabiliste.

    La théorie des jeux utilise des modèles d’un type particulier, les « jeux », qui sont constitués de trois éléments : les joueurs, leurs ensembles de stratégies (un par joueur) et les règles du jeu (qui portent notamment sur les gains et l’information de chacun).

  • Théorie du capital humain

    [F]onctionne par analogie à [sic] celle du capital financier ou physique. On considère que le capital humain est formé de trois éléments qui, ensemble, déterminent une certaine aptitude de l’individu à travailler :

    • les compétences,
    • les expériences,
    • et les savoirs.

    De même que le capital physique, le capital humain peut s’acquérir (notamment par l’éducation), se préserver et se développer (par un entretien à travers des formations continues et/ou l’attention portée à la santé de l’individu au titre de son capital santé). De même, il doit pouvoir produire un bénéfice (les revenus perçus lors de la mise à disposition des compétences).

    La prise en compte du capital humain dans l’analyse économique a constitué une avancée importante. L’accumulation de capital humain est un facteur essentiel de croissance économique : la diffusion des connaissances permet des rendements croissants et génère des externalités positives. De ce fait, il s’agit d’un concept central de l’économie du développement, de l’économie de l’éducation et plus largement de l’Économie du savoir (capital-savoir). Cette théorie a également permis de réhabiliter l’idée d’une hétérogénéité du facteur travail, et ainsi de rendre compte de la structure des salaires et des formes de rigidités sur le marché du travail. L’analyse fondatrice dans le domaine du capital humain est celle de l’économiste Gary Becker.

    Source : Article Capital humain de Wikipédia en français. Récupéré de https://fr.wikipedia.org/wiki/Capital_humain

  • Valeur ajoutée

    Indicateur économique qui mesure la valeur ou la richesse créée par une entreprise, un secteur d’activité ou un agent économique au cours d’une période donnée.

    La valeur ajoutée est définie comme la différence entre la valeur finale de la production (valorisée par le chiffre d’affaires) et la valeur des biens qui ont été consommés par le processus de production (consommations intermédiaires, comme les matières premières). Elle quantifie l’accroissement de valeur que l’entreprise apporte du fait de son activité aux biens et services intermédiaires qui proviennent de tiers (ses fournisseurs).

  • Valeur de non-usage

    Valeur attribuée à la seule existence d’un bien ou d’un service par un agent qui n’en fera pas usage.

  • Valeur d’usage

    Valeur attribuée à l’utilisation d’un bien ou d’un service par un agent qui en fera usage.